Le réseau 0e de Patrice BIGAND

Le réseau 0e de Patrice BIGAND

Je vais vous décrire ci-après le réseau à l’échelle 0e qui est actuellement en cours de finition. Comme d’habitude, ce réseau sera éphémère et je m’en séparerai d’ici quelques temps…

Avant toute chose, je vous rappelle ce qu’est l’échelle 0e. Cela représente du 1/43ème à voie étroite (voie de 1,65 cm = voie H0), ce qui correspond en réalité à la voie de 70 ou 75 cm qui a été utilisée jusque dans les années 1950 – 1960 dans beaucoup de régions de France ou d’autres pays (dans les campagnes et industries).

Mon réseau est en forme de « L » dont les deux branches mesurent respectivement 3,20 m. et 2,54 m. avec une largeur de 0,60 m. Une coulisse amovible de 0,50 m. se fixe sur une des branches du « L » (voir plan ci-joint). Il est entièrement réalisé en aggloméré de 1 cm. d’épaisseur fixé (collé & vissé) sur des tasseaux de 9,8 cm x 2 cm. Les fonds de décor sont réalisés également en aggloméré de 1 cm.

Il représente une gare de bifurcation située dans la France profonde des années 1950. Ce réseau en va et vient possède 3 coulisses (A, B, & C), ce qui permet de prévoir un nombre important de manœuvres en gare et sur les voies de débord (A vers B ou C, B vers C, etc…).

Le matériel moteur est composé principalement d’une locomotive vapeur, de deux locotracteurs diésels de la marque « Magic Train » de Fleischmann, d’un transkit réalisé sur la base d’un locotracteur H0 Bachmann et d’un petit locotracteur en kit vendu par « Train d’Antan ».

Le matériel roulant est composé principalement de wagons et de voitures de la marque « Magic Train » de Fleischmann transformés.

Pour commencer, quelques vues générales :



Un tracteur oublié :

Un vénérable tracteur au 1/43ème des années 1920 qui n’aurait plus sa place sur un réseau des années 50 peut très rapidement devenir un élément de décor intéressant sur un coin de celui-ci difficilement exploitable…
Comment ? mélange de peintures humbrol rouille et noire appliqué successivement sans attendre le séchage, application de terres à décor sienne et noire, finition avec les peintures ci-dessus avec un zeste de peinture acrylique marron pour restituer le teint mat… un petit peu de terre à décor ocre, du zeechuim judicieusement placé, et le tour est joué…
Je profite de cette photo pour vous indiquer que le sol est réalisé sur du polystyrène plâtré et teinté avec des jus acryliques très fortement dilués et de la terre à décor saupoudrée avec parcimonie (un copain corse…).

Le pont détruit :

Faire un pont en ruine est très simple… le tablier est fait avec deux couches de carton-plume de 5 mm collés ensemble, l’extrémité supérieure est gravée pour simuler la fracture du tablier, les rambardes sont réalisées en balsa collés et peints en couleur béton, les ferrailles sont faites avec des morceaux de câble fichés dans le carton-plume et peintes avec un mélange de couleur rouille avec un petit peu de noir. Pour simuler le vieillissement et les outrages du temps, un petit peu de peinture blanche quasiment sèche sur un petit pinceau plat appliqué avec parcimonie (le frère du copain corse…). Le nouveau pont a été réalisé en carton-plume et tasseaux de balsa. Les briques sont figurées avec des feuilles de « Redutex » patinées.

La gare :

Le bâtiment de la gare est une réalisation personnelle en carton-plume de 5 mm. Le quai a été simplement réalisé avec une chute d’aggloméré de 10 mm. L’extrémité du quai est faite avec des tasseaux de balsa intercalés avec des profilés plastiques en « T ». Comme dans la réalité des trains de cette époque, le niveau du quai de la gare a été noyé dans le décor.

La halle marchandise :

Il s’agit d’un kit en pierre synthétique vendu par « Colinter » monté, peint et patiné. Le bois des façades a été réalisé avec plusieurs couches légères de brou de noix. Le sol de la halle est fait avec une plaque de « Redutex ».
Pour des raisons de place, je l’ai posée perpendiculairement à la voie.
Les marchandises que nous voyons à l’intérieur et sur le côté de la halle sont des kits achetés en Grande Bretagne.
A l’autre extrémité de la gare, nous pouvons voir un quai haut équipé d’une grue (kit métal anglais).

Le petit dépôt :

La remise pour les machines est une construction personnelle. Les autres éléments sont réalisés à partir de kits anglais montés peints et patinés.
Il comprend une estacade pour le chargement du charbon sur les locomotives vapeurs, une grue à eau (kit anglais), et une cuve fioul pour les engins diésel.

Un petit conseil…
Ne mettez pas plein d’objets divers et hétéroclites sur cette partie de réseau. Regardez les photos anciennes et vous verrez que les dépôts n’étaient généralement pas trop envahis et encombrés (sécurité oblige…).

Quelques scènes de la vie courante :

Les maisons sont soit des kits en pierre synthétique de marque « Colinter », soit de la construction personnelle (carton-plume 5 mm, plaques Redutex, profilés divers et variés). La construction des poteaux EDF en bois est détaillée dans un autre chapitre. Les trottoirs sont faits en carton-plume de 5 mm. Les bordures sont en balsa taillé régulièrement pour simuler les différents éléments et peintes en couleur béton. Ne pas oublier de faire figurer les descentes de gouttières et les caniveaux…